Comment se veut l'Enceinte

Bruno s’occupe de la bâtisse, du potager et de l'esprit poétique du parc.

L’Enceinte se veut un lieu d’accueil et de ressourcement. Depuis le temps qu’il accueille des stages, il est devenu un accélérateur de particules. Nous en sommes ses anges gardiens

Bruno

Très tôt je me suis construit dans la différence pour contrer mes échecs scolaires. J’avais un besoin de mouvement irrépressible pour surmonter mes difficultés. La pratique intensive du sport m’a amené vers une formation d’enseignant d’Education Physique et Sportive avec une spécialisation de psychomotricien pour des publics à handicap.

La rencontre de la danse a été un choc artistique. Elle m’a ouvert toutes les portes, les fenêtres pour écrire, voir des expos, m’inscrire aux Beaux-Arts… renouer avec mon père qui était peintre. Cela a déclenché une envie de vivre, de goûter le monde et a trouvé son sens. Dénué d’évaluation et de comparaison, la danse a constitué une sorte de revanche sur le système scolaire et a validé qui j’étais.

J’ai alors dansé dans plusieurs compagnies et j’ai particulièrement aimé servir, pendant une quinzaine d’années la chorégraphe Odile Duboc. A son décès, c’est une « mère de corps » que j’ai perdu et son départ, ainsi que différents chocs émotionnels, m’ont orienté vers un travail thérapeutique qui incluait le corps.

Une nouvelle orientation professionnelle s’est imposée à moi. Je me suis alors formé à la thérapie psychocorporelle Biodynamique pour, une fois diplômé, aménager un espace de soin à l’Enceinte.

Par la suite, je suis devenu formateur et superviseur auprès des nouveaux étudiants de cette école.

Aujourd’hui, mon parcours, riche de ces différentes pratiques, me permet d’associer créativité, sensibilité et spiritualité. Quelles que soient les personnes auprès desquelles j’interviens, j’aime les inviter à accroître leur puissance d’agir et, en retour, leur aptitude à se laisser toucher et transformer par le monde.

L'Enceinte - Lieu d'accueil